Travaux de Tad Ha Mab
Suivez chaque étape des rénovations de la plate Tad Ha Mab




Première navigation
La première navigation de la plate Tad Ha Mab est un moment clé de sa renaissance.
Ce cliché capture les premiers mouvements du bateau sur l’eau, testant sa maniabilité, sa réactivité au gouvernail et la tenue de sa voilure.
Cette phase permet d’ajuster les réglages (gréement, écoutes, centre de gravité) et de valider que l’embarcation répond aux attentes en termes de performance et de sécurité.
Une étape essentielle avant les navigations plus poussées, où chaque détail compte pour préserver l’authenticité des techniques traditionnelles tout en garantissant une navigation fiable.
Première mise à l'eau
Ces images illustrent l’aboutissement d’une étape majeure : la première mise à l’eau de la plate Tad Ha Mab.
Après des mois de construction et d’assemblage, le bateau a été descendu sur son élément naturel pour la première fois.
Cette phase critique permet de vérifier l’étanchéité de la coque, la stabilité de l’embarcation et le bon fonctionnement des systèmes de flottabilité.
Les photos montrent le lancement progressif, depuis l’immersion partielle jusqu’à la flottabilité complète, confirmant que la structure supporte son poids sans déformation ni voie d’eau.
Une étape symbolique qui marque le passage de la construction à la navigation.










Finitions, accastillages, gréement et lettrage
Cette galerie met en lumière les travaux de finition qui donnent à la plate Tad Ha Mab son caractère unique.
Les accastillages (ensemble des éléments de fixation et d’assemblage) ont été soigneusement installés : poulies, cordages, ferrures et éléments de sécurité ont été choisis pour allier robustesse et esthétique traditionnelle.
Le gréement, reconstitué selon les méthodes ancestrales, a été ajusté pour permettre une navigation optimale.
Enfin, le lettrage (noms et inscriptions) a été peint à la main, respectant les codes typographiques des plates bretonnes.
Ces détails ne sont pas que décoratifs : ils garantissent la solidité et la fonctionnalité du bateau.
Pont et plat bord
Les images de cette section montrent la réalisation du pont et des plats-bords de la plate.
Ces éléments, en chêne massif, forment la plateforme de travail et protègent la coque des intempéries.
Leur construction a nécessité un travail de précision pour assurer l’étanchéité (joints, calfeutrage) et la résistance aux chocs.
Les plats-bords, surélevés pour éviter les entrées d’eau, ont été assemblés à franc-bord, une technique traditionnelle bretonne.
Ce pont est conçu pour supporter le poids des équipages et du matériel tout en restant léger, un équilibre essentiel pour une plate.


Fabrication et saturation des caillebotis
Les caillebotis, ces planchers ajourés typiques des bateaux de travail, ont été fabriqués en chêne et saturés pour résister à l’humidité.
Cette étape consiste à imprégner le bois d’huile de lin ou de produits spécifiques pour le protéger de la pourriture et des champignons.
Les caillebotis sont ensuite fixés sur le pont pour offrir une surface antidérapante et aérée, évitant l’accumulation d’eau.
Leur fabrication suit des méthodes ancestrales, garantissant durabilité et authenticité.
Ces éléments sont cruciaux pour le confort et la sécurité à bord.
Peinture intérieure
L’intérieur de la coque a été peint pour protéger le bois et améliorer l’esthétique.
Une sous-couche antirouille a d’abord été appliquée sur les parties métalliques (clous, ferrures), suivie d’une peinture adaptée aux environnements humides.
Les teintes choisies (généralement des tons naturels ou des couleurs traditionnelles bretonnes) mettent en valeur la structure tout en préservant l’authenticité du bateau.
Cette étape est essentielle pour prolonger la durée de vie de la coque et faciliter l’entretien futur.




















Peinture
La peinture extérieure de la plate Tad Ha Mab a été réalisée en plusieurs couches pour une protection optimale.
Après un ponçage minutieux et l’application d’un primaire, les coques ont reçu une peinture marine résistante aux UV et à l’eau salée.
Les couleurs vives (rouge, bleu, vert) ne sont pas seulement esthétiques : elles facilitent la visibilité en mer et respectent les codes des plates traditionnelles.
Cette finition marque l’achèvement de la construction et prépare le bateau pour ses futures aventures.
Calfatage et pose de mastic
Le calfatage est une technique ancestrale bretonne qui consiste à rendre la coque étanche en enfonçant de l’étoupe (fibres de chanvre ou de lin) entre les planches, puis en la recouvrant de mastic.
Cette étape, visible sur les images, est cruciale pour éviter les voies d’eau.
Le mastic (à base de résine ou de goudron) est appliqué à chaud pour former un joint imperméable.
Une fois sec, il est poncé pour un rendu lisse.
Cette méthode, toujours utilisée aujourd’hui, garantit une étanchéité durable et respecte les traditions de construction navale.








Pose des borders
Les borders (renforts longitudinaux en bordé) ont été posés pour renforcer la coque et améliorer sa rigidité.
Ces éléments, en chêne courbé à la vapeur, épousent la forme de la coque et sont fixés avec des clous en cuivre pour éviter la corrosion.
Leur installation suit un schéma précis pour répartir les contraintes lors de la navigation.
Ces borders ne sont pas seulement structurels : ils contribuent aussi à l’esthétique élégante des plates, avec leurs courbes harmonieuses.
Passage au minimum
Le passage au minimum est une étape symbolique où le bateau est lesté pour ajuster son tirant d’eau et tester sa stabilité.
Cette phase permet de vérifier que la plate répond aux critères de flottabilité et de sécurité avant sa mise en service définitive.
Un test essentiel pour valider la conception et les calculs de poids.










Fabrication des membrures, de l'étrave, du tableau arrière et de la dérive
Ces photos détaillent la fabrication des membrures (ossature interne de la coque), de l’étrave (pièce avant), du tableau arrière (pièce de poupe) et de la dérive (quille amovible).
Chaque élément a été taillé dans du chêne ou du frêne, courbé à la vapeur si nécessaire pour épouser les formes complexes du bateau.
L’étrave et le tableau arrière, sculptés à la main, sont des pièces maîtresses qui définissent l’identité de la plate.
La dérive, amovible, permet d’adapter le bateau à différents fonds marins.
Ces travaux exigent un savoir-faire artisanal rare.
Création des varangues et du fond en chêne
Les varangues (renforts transversaux sous le fond de coque) et le fond en chêne ont été assemblés pour former le squelette résistant de la plate.
Ces éléments, découpés et ajustés avec précision, sont fixés aux membrures pour rigidifier la structure et répartir les efforts.
Le chêne, choisi pour sa résistance à l’eau, a été traité et assemblé à clin (technique traditionnelle) pour une étanchéité parfaite.
Le fond, légèrement convexe, permet à l’eau de s’écouler facilement, évitant l’accumulation et la pourriture.




Re-fabrication de la plate à 95%
Cette section illustre le choix audacieux de reconstruire la plate Tad Ha Mab à 95%, en partant de l’existant.
Plutôt que de se contenter de réparations superficielles, nous avons opté pour une reconstruction quasi complète, en respectant les plans originaux et les techniques ancestrales.
Les images montrent les premières étapes de cette refabrication : démontage des éléments irréparables, sélection des bois nobles (chêne, frêne), et reconstruction des membrures, de l’étrave et du tableau arrière.
Ce travail minutieux, à 95% de reconstruction, garantit une plate solide, fidèle à son modèle historique, tout en intégrant des améliorations discrètes pour une navigation moderne et sécurisée. Une démarche qui allie tradition et innovation.
Acquisition de la plate
Ces images marquent le début de l’aventure avec l’acquisition de la plate Tad Ha Mab.
Cette première étape, cruciale, consistait à identifier, évaluer et acquérir ce bateau emblématique dans un état initial souvent dégradé.
Les photos montrent l’embarcation dans son contexte d’origine, parfois échouée ou en mauvais état, avant toute intervention.
Ce cliché capture l’état brut du bateau : coque abîmée, bois fragilisé par les années, et éléments manquants ou corrodés.
L’acquisition de cette plate n’est pas un simple achat, mais le point de départ d’un projet de préservation et de transmission d’un patrimoine maritime breton.
Une décision stratégique pour sauver ce type d’embarcation traditionnelle de la disparition.






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